Le boomerang des Baby-Boomers

Outre le facteur démographique, les « vieux d’aujourd’hui ne sont plus les vieux d’hier ». Ceux nés avant 1940, soit dans la décennie 1930, ils ont connu les trente glorieuses, l’après 1968 et la libération des mœurs.

C’était l’époque où l’on pouvait se séparer plus facilement, avorter, avoir une mobilité professionnelle et de logement, ce qui avait pour conséquence de modifier profondément la cellule familiale.

Maintenant ces plus de 75 ans souffrent de mutations sociales qui bien que positives à l’époque, ne les aident plus aujourd’hui à vieillir en conservant et créant des liens.

Leurs relations sociales se dégradent, près de 50% ne tiennent pas à voir leurs amis et 52% ne cherchent pas à entretenir des relations amicales avec leurs voisins. Cette perte de contact s’appelle « l’isolement choisi » On préfère être isolé que d’être vu comme tel, par exemple en fauteuil roulant. On préfère rester seul chez soi.

Et bien plus surprenant encore, le lien intergénérationnel s’effrite. On estime que près de 41% ont peu et même pas de contacts avec leurs propres enfants, alors qu’en 2010 ce pourcentage était de 38%.

Cette génération des plus de 75 ans serait-elle donc une « génération d’ingrats » ? On attribue davantage ce délitement des relations familiales au fait que nous vivons aujourd’hui dans une société « ogresque ».

Celle où tout va très, trop vite, nos enfants vivent dans une société où il faut être de plus en plus performant pour pouvoir garder son travail, son emploi, son poste de cadre. Ces enfants estiment donc que leurs parents sont « largués » et ne comprennent pas ce qu’ils vivent. Ce décalage les pousse donc à délaisser les liens familiaux, au profit de leur sphère professionnelle et amicale, plus valorisante à leurs yeux.

Ce phénomène qui affecte les plus de 75 ans a incontestablement des répercussions sur la santé. Le sentiment de solitude a un lien avec le passage à l’acte, celui du suicide.

Vieillissement et dépendance.

Un récent sondage effectué en France a démontré que les personnes interrogées ont bien plu peur de devenir dépendantes que de devoir prendre en charge un proche qui l’est devenu.

Mais comment est traité ce problème ailleurs, au Canada par exemple :

http://www.bing.com/videos/search?q=baby+boomers+retraite&qs=AS&sk=AS1&pq=baby+boomers&sc=3-12&sp=2&cvid=4a67d87c1f2e42d992be95b423595734&FORM=QBLH#view=detail&mid=D2AC539D0A8D22AE3855D2AC539D0A8D22AE3855

Si aujourd’hui, en France on dénombre 15 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, ils seront 20 millions en 2030 et d’ici à 2050, les 85 ans et plus sera multiplié par quatre.

Afin de mieux connaître l’opinion des français, le baromètre BVA Orange Healthcare MNH, en partenariat avec la « Figaro santé » s’est intéressé aux Français dans leur ensemble, aux seniors (dès 50 ans et plus) aux aidants et aux leaders d’opinion.

Le premier enseignement de ce sondage fait bien ressortir que deux tiers des Français se sentent personnellement concernés par la prise en charge du vieillissement et de la dépendance. Les personnes concernées sont plus nombreuses chez les aidants (77%) que les seniors (74%). Ces derniers ne se sont jamais sentis aussi jeunes. Ainsi 42% ne se définissent pas comme des « seniors » et seuls 16% se qualifient de « personnes âgées ». Les jeunes séniors de 50 ans à 59 ans n’acceptent qu’à hauteur de 25% le qualificatif de « senior », tandis que 71% chez les 60/69 ans l’admettent et 76% pour les 70 ans et au-delà.

Cette nouvelle définition de « SENIOR » ce glissement d’âge, s’expliquerait par une amélioration de la santé et des nouvelles conditions de vie. Les français de 50 ans et plus se voient comme des personnes plutôt autonomes (83%) et actives (78%) et seules (12%) avouent être dans la catégorie des « dépendantes ».

C’est d’ailleurs la principale crainte des Français, ils sont effrayés par la perspective de devenir « dépendants » (78%) que d’avoir à s’occuper d’un proche dépendant (48%). Les sondés estiment à 94% que le premier problème des seniors est celui des maladies chroniques comme l’Alzheimer ou les problèmes cardiaques. Le second problème pour 89% des personnes interrogées, serait l’isolement des seniors. Par contre, les risques liés aux activités quotidiennes en dehors de la maison lors de déplacements ou d’accidents de circulation sont ceux qui les préoccupent le moins.

Face aux problèmes de vieillissement de la population française, différentes thèses s’opposent. 69 % estiment qu’il n’en est pas assez fait pour les personnes dépendantes et 81% pensent de même envers les aidants.

Les leaders d’opinion campent sur leurs principes, ceux relatifs au maintien des personnes âgées au domicile le plus longtemps possible au détriment d’un soutien aux structures spécialisées.

Résidence pour personnes agées autonomes